«Voyager dans la vingtaine détruira ta vie.»

Partir ou rester?

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The Pinnacle walks-Grampians National Park (Victoria, Australie)

Mon amie Sharon, une hollandaise que j’ai rencontré en Australie, m’a envoyé cet article par Messenger : “How Traveling Abroad In Your Twenties Will Ruin Your Life” -James Feess.

À lire : http://thesavvybackpacker.com/how-traveling-abroad-will-ruin-your-life/

Tout jeune voyageur se doit de lire cet article. Si tu ne lis pas l’anglais, utilise une application de traduction. Tu dois lire cet article!

C’est vraiment comme ça que je me sens depuis que j’ai pris mon premier avion vers l’Europe à 16 ans. Et à chaque fois, depuis, c’est pire. La crise existentielle est arrivée à 20 ans, en juin dernier, après 6 semaines en Australie. Étrangement, c’est à cet âge que j’ai réalisé que mon obsession pour les voyages avait vraiment détruit ma vie. J’ai tout remis en questions.

On entend souvent dire que voyager: c’est partir à la découverte de nouvelles cultures et de faire de nouvelles rencontres, en plus de nous rendre plus tolérant et ouvert sur le monde. Mais c’est vraiment plus que ça.  C’est après avoir été confronté à tous ses petits secrets du monde qui détruira ta vie. Surtout, quand t’as 20 ans.

Inspirée de l’article de James Fees, je vous donne 8 raisons pourquoi voyager dans la vingtaine est la pire décision que vous allez prendre.

  1. La fameuse crise existentielle se glisse dans ton esprit.

Ce n’est pas un mythe. La crise existentielle existe. Partir à l’étranger, c’est d’être face-à-face avec des réalités différentes et de réaliser que sa place dans le monde est très petite. Tu deviens humble et très « grounded » rapidement. Quand tu atterris à Montréal, tu remets tout en question. TOUT. Ta vie. Tes décisions. Tes valeurs. Ton choix de carrière. Tes ami(e)s. Tu veux juste rester enfermé dans ta chambre, tu n’es pas prêt à affronter la routine. Tu ne peux même pas t’imaginer faire du 40h/semaine. Métro-boulot-dodo. NON.

  1. Tu as le besoin constant de partir.

Planifier des voyages que tu ne feras jamais et magasiner des billets d’avion sont tes activités préférées. Le pire, c’est la petite boule dans ton cœur ou la petite voix dans ta tête qui te dit de prendre tes affaires et de partir. Maintenant. Tout de suite. 24h/24. Ton besoin d’aventure est insatiable.  Tu aimes apprendre. Tu sais que tu es chanceux d’avoir accès à l’éducation, mais tu préfères apprendre à l’étranger en dehors des salles de classes.

  1. Tu es déprimé(e).

Peut-être un peu comme à l’adolescence, à la vingtaine, on est plus sensible à l’environnement qui nous entoure. Tout nous affecte un peu plus. Alors, revenir à Montréal après avoir vu la pauvreté au Pérou  ou les inégalités en Afrique du Sud, tu réalises qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire avant de vivre dans un monde juste.

  1. Tu fuis LA vie.

Tu es revenu(e) de voyage. Le voyage, il t’a changé. Tu veux fuir. Fuir LA vie. Et contrairement à ce que les gens croient, tu ne fuis pas TA vie en voyageant, mais leur vie monotone et routinière qui t’attend si tu restes. Tu ne fuis pas les responsabilités, mais la vie conformiste que la société t’impose. Tu voyages pour fuir cette vie-là, pas la tienne.

  1. Tu deviens égoïste.

Le bonheur, c’est plus que des accomplissements ou des biens matériels. Le bonheur pour toi, c’est de parler avec des étrangers ou d’être sans mot devant la simplicité et la beauté du monde. Tu penses à TON bonheur. Tu négliges tes parents et tes amies parce que tu as l’impression que personne ne te comprend. Tu n’es plus la même personne qu’avant de partir. Si seulement, ils pouvaient vivre la même expérience que celle que tu venais de vivre, ils comprendraient peut-être.

  1. La nostalgie est le sentiment que tu ressens le plus souvent.

Juste en marchant dans les rues de Montréal, tu peux te rappeler d’un vieux souvenir de voyage. Une chanson, une image, un mot peut te rendre nostalgique. Tu es capable d’associer n’importe quoi à un souvenir de voyage. (Oui, Oui. Maintenant, à chaque fois que je vois un vélo, je pense au service de vélo gratuit à Adelaïde.) Vivre dans le présent est devenu un peu plus difficile.

  1. Tu as une certaine haine envers la société.

Tu réalises que la société t’a menti sur la vie. Elle t’a fait croire que tu avais un choix sur ta vie, mais en fait, quand tu es un peu dans la marge, elle s’assure de te remettre à l’ordre. La société a créé le moule du « succès » : études, diplôme, travail, maison, auto mariage, enfants, petits-enfants, retraite, mourir. Tu ne comprends pas comment les « autres » font pour respecter aveuglement ce standard. (Réponse simple : Ils n’ont pas voyagé dans la vingtaine comme toi.)

  1. Tu n’es pas prêt à t’engager à long terme.

En voyage, tu as rencontré énormément de gens. Quand tu étais chanceux, tu as gardé contact, mais des fois, tout s’est passé tellement vite que tu as simplement gardé les souvenirs de ces rencontres. Tu es sur tes gardes quand tu rencontres des nouvelles personnes parce que tu sais que bientôt tu les quitteras. (Reférence de OTH : ” People always leave”) C’est peut-être la raison pourquoi les engagements à long terme ne sont pas pour toi. Où te vois-tu dans 5 ans? Tu réponds évidement que tu ne sais pas. Par contre, tu sais que tu veux repartir en voyage demain matin, si tu en avais les moyens.

 

Bonus.  YOLO. Tu vis dangereusement.

Bungee? Moto? Faire du pouce? Dans la vingtaine, tu n’as pas de responsabilité majeure.  Tu viens de devenir un adulte. Tu fais ce qui te tente, même si tu auras des dettes ou que certaines conséquences s’en suivront. Voyager t’a fait découvrir la chance que tu avais de vivre à Montréal.  Et qu’ailleurs dans le monde, les conditions de vie étaient plus difficiles. Tu saisis maintenant toutes les occasions qui s’offrent à toi. Tu te dis pourquoi attendre à demain, quand tu peux faire ça aujourd’hui.  Quand quelqu’un te dit, qu’il voyagera seulement quand il sera à la retraite, tu ne peux pas t’empêcher de rouler les yeux.

Bref, c’était mes 9 raisons. Dans la vingtaine,  on est encore dans le processus de découvrir qui on est. C’est le moment de partir découvrir le monde et d’absorber le plus de connaissances possibles. À 20 ans, on est plus facilement déstabilisé. On est plus sensible.  Sans obligations, il est possible de voir la réalité telle qu’elle est. C’est pourquoi, voyager à ce moment là est important.

Dans la trentaine et la quarantaine, on a beaucoup plus d’obligations. La vie nous a rattrapés. On s’est conformé au moule, il est trop tard en quelque sorte, alors voyager n’a plus le même sens. On voit le monde de la manière que la société veut nous la présenter.

Partir en voyage dans la vingtaine détruira ta vie, mais selon moi, pour le meilleur. Si tu le fais, il y aura une personne de plus dans la gang. On pourra peut-être changer l’idéal préconçu de la société.

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